Plan de gestion des déchets Biomédicaux

CHAPITRE I.  Introduction

1.    Contexte et justification

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo prépare un Projet de Développement du Système de Santé (PDSS) financé par la Banque Mondiale. Le projet appuiera la réponse spécifique de tous les secteurs de la santé : les secteurs publics et les secteurs privés. Le PDSS s’inscrit dans le programme du Gouvernement d’améliorer la santé de la population en général et dans les zones de santé de quatre (04) provinces ciblées par le projet en particulier. Le projet appuiera également la lutte contre des maladies opportunistes.

Dans le cadre de la préparation du Projet PDSS, le Gouvernement se propose de faire une étude des risques environnementaux liés à la mise en œuvre de ce projet, et proposer un plan de gestion des déchets biomédicaux.  La réponse du Ministère de la Santé et des autres structures disposant de services sanitaires va augmenter les risques environnementaux, dont la gestion pose déjà quelques problèmes aux structures sanitaires existantes, toutes catégories confondues. Elles font en effet actuellement des prestations de services dans des conditions d’hygiène très difficiles parfois dangereuses aussi bien pour le prestataire que pour le client. Ceci est dû à la fois au manque d’équipements adéquats (manque d’incinérateurs, de collecteurs d’aiguilles, etc.) permettant de sécuriser les soins et à un manque de sensibilisation de la population et du personnel de santé face aux dangers potentiels d’une manipulation maladroite. Par ailleurs, les structures sanitaires n’ont pas de dispositifs adéquats pour éliminer les déchets qu’elles produisent, exposant dangereusement les personnes fréquentant ces structures, ainsi que celles vivant à proximité des déchets. Par conséquent, il est très urgent de faire une étude environnementale des structures sanitaires afin de proposer des mesures concrètes pour que l’environnement hospitalier ne soit pas dangereux pour la population qui le fréquente ou qui y exerce son métier.

Dans la plupart des pays africains, la manipulation inappropriée des matériels infectés par le VIH/SIDA fait peser de graves menaces sur la santé de plusieurs catégories d’acteurs, en particulier le personnel travaillant dans les hôpitaux et les municipalités, les familles et les enfants de la rue qui s’adonnent au recyclage des ordures. Cette situation est aggravée par le développement des soins à domicile qui s’accompagne d’un rejet de déchets dangereux (en particulier les instruments utilisés lors de ces interventions). La manipulation de ces déchets constitue un facteur d’aggravation du risque environnemental et sanitaire.

Dans le cas spécifique de la République Démocratique du Congo, il apparaît clairement que la manipulation, la collecte, la disposition et la gestion des matériels infectés constituent non seulement un problème crucial de santé publique, mais aussi une préoccupation environnementale qu’on doit chercher à prendre en charge de façon adéquate.

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